Résumé

Jean Beaudemoulin Enquête sur les loisirs de l'ouvrier français… (1924)

Le législateur est là pour interdire tout contrat nuisible à la société qu'il régit.
Certains objectent que « l'intérêt général est fait de la somme des intérêts particuliers et que chaque homme a le sens précis du sien; si un ouvrier veut travailler davantage, c'est qu'il le peut, sans inconvénients ». Croire l'homme aussi bon juge, c'est le supposer bien intelligent et ignorer ses passions. L'expérience prouve abondamment qu'il peut se nuire lui-même.
Les mêmes répondent que « si l'ouvrier veut travailler davantage chez lui ou dans une autre usine, personne ne pourra l'en empêcher ».
Source : Gallica

Jean Beaudemoulin Enquête sur les loisirs de l'ouvrier français… (1924)

Avant tout, il faut, en France, recréer la vie. L'avenir est aux pays qui, rejetant l'exploitation intensive des forces humaines, sauront les ménager pour diriger les machines. Hors de là, il n'y a qu'infériorité et péril. La preuve'vient de tous côtés. Les pays neufs, non retardés par le vieil outillage, ont mené de front l'amélioration technique de l'usine et l'établissement des conditions humaines de travail. Et leur prospérité en a été singulièrement grandie, en même temps que leur population s'accroissait dans la dignité d'une vie plus libre.
Source : Gallica

Jean Beaudemoulin Enquête sur les loisirs de l'ouvrier français… (1924)

En conclusion, je crois pouvoir affirmer que pour beaucoup d'ouvriers, pour les meilleurs, quitter l'usine ne signifie pas ne plus rien faire. On ne produit pas qu'à l'atelier, et ils sont innombrables les ouvriers et employés sérieux pour qui la loi de 8 heures ne veut pas dire farniente et sous-production.
Beaucoup rêvent tout simplement d'une vie plus harmonieusement remplie, moins étouffée, plus équilibrée, plus aérée, plus largement humaine. Ceux-là n'ont pas en vue le cabaret ou le cinéma, mais le jardin, la table de travail, la maison et la famille.
Source : Gallica

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