Résumé

Paul Cuche Cours de législation industrielle… (1921)

La résiliation, disent-ils, est une question de volonté ; or les ouvriers, qui se mettent en grève, n'ont pas l'intention de rompre le contrat, de quitter définitivement le chef d'entreprise. Celui-ci, de son côté, ne considère pas non plus les liens juridiques qui l'unissent à son personnel comme brisés. Dans la pensée des uns et des autres, la grève est une crise passagère, qui prendra fin plus ou moins vite, et sera suivie de la reprise du travail. La preuve en est que les parties restent en contact, échangent des propositions, font des tentatives de conciliation.
Source : Gallica

Paul Cuche Cours de législation industrielle… (1921)

On est responsable des choses parce qu'on en est propriétaire, parce qu'on en a la garde. Il est juste, en effet, que le propriétaire d'une chose supporte le dommage qu'elle peut causer au tiers. Le risque provenant de l'emploi ou du maniement des objets doit incomber à celui qui en a la propriété ou la garde. Par conséquent, le chef d'entreprise, qui fournit les outils, les matériaux, les machines, qui, en un mot, crée le milieu nécessaire à l'exploitation du métier, est responsable des accidents causés par ces objets, abstraction faite de toute faute.
Source : Gallica

Paul Cuche Cours de législation industrielle… (1921)

Il n'est pas possible d'assimiler la grève au chômage dépendant exclusivement de la volonté de l'individu. En effet, la grève entraîne la cessation collective du travail. Quand même l'ouvrier voudrait travailler, il ne le pourrait pas, car il est obligé de suivre ses camarades. Que s'il est parmi ceux qui quittent volontairement le travail, ici encore ce sont des motifs d'intérêt professionnel qui le déterminent à l'abandonner. Enfin, il serait injuste d'ajouter aux souffrances de la grève une nouvelle épreuve en privant l'ouvrier frappé d'accident d'une partie de sa rente.
Source : Gallica

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