Résumé

Congrès international des accidents du travail… (1889-1915)

Si l'Etat se constituait en protecteur de la classe ouvrière, et se mettait presque en antagonisme avec les industriels, il aurait l'air de méconnaître son rôle naturel de modérateur impartial et de juste défenseur de tous les droits, et ne ferait qu'augmenter le différend entre le capital et le travail, qui malheureusement devient toujours plus aigu. La solidarité créée entre patron et ouvrier serait certainement plus favorisée par l'exercice direct de l'assurance contre les accidents que chaque industriel ou chaque groupe d'industries pourrait stipuler en faveur de ses ouvriers.
Source : Gallica

Congrès international des accidents du travail… (1889-1915)

Au point de vue de l'assuré, l'assurance est une régularisation de son revenu. Cette vérité s'impose surtout dans le cas où l'assurance du revenu même est en jeu, c'est-à-dire lorsqu'il s'agit de l'assurance contre les dangers qui menacent la constitution même du revenu. Le risque que l'on prévoit et contre lequel on s'assure est alors la cessation de tout revenu. C'est le cas de l'ouvrier, pour lequel la maladie ou l'accident tarit la seule source de revenu et en empêche même souvent le rétablissement ultérieur.
Source : Gallica

Congrès international des accidents du travail… (1889-1915)

Une demande régulière de travail ne peut exister si les salaires restent au-dessous du minimum nécessaire à l'existence. Si l'ouvrier ne trouve pas sa subsistance dans une branche d'industrie, qu'il aille la chercher dans une autre. S'il ne la trouve nulle part, il devra retomber à la charge de l'assistance publique. Nous déplorerions du fond de notre
cœur qu'on en vienne à cette dernière extrémité, mais nous la préférons pour le développement régulier de l'industrie à la confusion de la charité avec la fixation des salaires, confusion qui résulte de l'absence d'assurance.
Source : Gallica

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