Résumé

Portrait de Yves Guyot Yves Guyot La Tyrannie socialiste

Quand M. Louis Blanc déclare que la République n’est pas un but, mais un moyen, il n’entend pas, comme nous, que la République est un moyen d’agrandir les forces de l’individu en supprimant ses entraves ; il entend, au contraire, s’il a le pouvoir, saisir l’individu, le soumettre à sa volonté, l’enfermer dans son système a priori ; et de ce gouvernement, il en fait un moteur universel, absorbant l’individu dans son activité, « un régulateur suprême de la production », producteur, marchand, consommateur, et « pour accomplir sa tâche investi d’une grande force ».
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Portrait de Yves Guyot Yves Guyot La Tyrannie socialiste

« Le simple ouvrier, qui n’a que ses bras et son industrie, n’a rien qu’autant qu’il parvient à vendre aux autres sa peine. Il la vend plus ou moins cher : mais ce prix plus ou moins haut ne dépend pas de lui seul. »
Turgot énonce là une vérité incontestable : car jamais le prix d’un objet ou d’un service ne dépend d’une seule personne : le prix est un rapport entre deux convenances, entre deux besoins, celui de vendre et celui d’acheter : un individu ne se vend pas à soi-même une marchandise pas plus qu’il ne peut acheter son propre travail.
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Portrait de Yves Guyot Yves Guyot La Tyrannie socialiste

Le chemin de fer qui te transporte d’un endroit à un autre ne te livre pas un objet non plus, mais il te rend un service. Le médecin qui te soigne, l’avocat qui plaide pour toi, perçoivent un salaire parce qu’ils te rendent un service. Tu loues ta force, musculaire ou intellectuelle, moyennant une rémunération. C’est le louage de force et d’habileté professionnelle que nous appelons le contrat de travail. C’est une marchandise comme une autre qui subit, comme tous les objets ou services qui font l’objet de contrats et d’obligations, la loi de l’offre et de la demande.
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