Résumé

Portrait de Charles Gide Charles Gide La coopération : conférences de propagande (1929)

C'est le profit qui, dans notre organisation économique, est le seul ressort de la production. S'agit-il d'entreprendre une œuvre quelconque, de défricher des terres incultes, d'essayer de nouvelles industries, de construire des maisons, d'ouvrir un canal ou un chemin de fer la seule question qu'on se pose n'est pas de savoir si ces entreprises répondent ou non à un besoin public, mais si elles rapporteront un profit. Sans doute les économistes disent que le seul fait qu'une entreprise donne un profit prouve qu'elle répond à un besoin public, et réciproquement, mais ce n'est pas toujours vrai.
Source : Gallica

Portrait de Charles Gide Charles Gide La coopération : conférences de propagande (1900)

Certes, le peuple n'était pas moins ignorant de ses droits et de ses devoirs politiques, que les consommateurs de leurs droits et de leurs devoirs économiques — et il l'est encore ! Mais si le vrai moyen d'apprendre à nager, c'est de se jeter à l'eau, le vrai moyen aussi de faire l'éducation économique, politique ou morale d'un peuple, d'une classe, d'une catégorie sociale quelconque, c'est de la mettre à même d'exercer le pouvoir effectif — et voilà précisément ce que fait la Société coopérative de consommation.
Source : Gallica

Portrait de Charles Gide Charles Gide La coopération : conférences de propagande (1929)

Le véritable capital, celui qui sert à produire toutes les richesses et les instruments de production eux-mêmes, celui qu'on appelle, en économie politique, le capital circulant, parce que, comme le sang, il se répand par d'invisibles canaux dans tout l'organisme de la production, celui qui fait bouillir la chaudière, marcher la machine, celui qui fait respirer et vivre la manufacture et sans lequel tous ces grands corps ne seraient que des cadavres, celui-là vous ne le prendrez pas.
Source : Gallica

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