Résumé

Albert-Joseph Devoisins La loi du 17 juillet 1880 et les débits de boissons dans le département de l'Eure (1888)

Un cabaret qui vend du vin, du cidre, de la bière, du café, du thé, des sirops, de l'hydromel, du lait, des limonades, du chocolat est un établissement de tempérance d'une incontestable utilité. Il fortifie au lieu de débiliter ; il régénère au lieu d'accabler. Le vin naturel, non viné, par ses excellentes qualités nutritives peut être considéré comme le médicament par excellence dans la cure d'alcoolisme.
Un cabaret qui vend les alcools d'industrie est une usine à crime, à suicide, à folie.
Source : Gallica

Albert-Joseph Devoisins La loi du 17 juillet 1880 et les débits de boissons dans le département de l'Eure (1888)

La loi maintiendra le principe de l'autorisation préalable pour l'ouverture des débits de boissons; elle conservera à l'autorité, qui sera investie du droit de donner les permissions d'ouverture, le droit de retirer ces permissions.
Il est incontestable que la liberté illimitée favoriserait le développement de l'ivrognerie et les progrès de l'alcoolisme. Pour prévenir ces conséquences, la loi peut-elle restreindre la liberté de l'industrie des débitants ? Elle le peut certainement au nom des intérêts supérieurs de la morale et de l'hygiène.
Source : Gallica

Albert-Joseph Devoisins La loi du 17 juillet 1880 et les débits de boissons dans le département de l'Eure (1888)

On est toujours plus frappé par ce qu'on voit que par ce qu'on lit. Aussi entendons-nous des personnes, témoins, comme nous, des progrès de l'alcoolisme, réclamer hautement l'abrogation de la loi du 17 juillet. Il nous semble qu'avant d'aller si vite et si loin, il serait bon de faire une enquête dans le pays tout entier ou au moins dans un département de chaque région agricole. Au point de vue où nous nous trouvons, il est bon d'observer qu'en dépit des voies ferrées le paysan français reste bien le fils de sa terre.
Source : Gallica

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