Guy de Maupassant,
Mont-Oriol
(1908)
“ Soudain le visage d’Andermatt se pencha vers le sien et il dit:—Elle vivra... elle est presque à terme... C’est une fille...Christiane ne put que murmurer:—Ah! mon Dieu!Donc, elle avait un enfant, un enfant vivant, qui grandirait... un enfant de Paul! Elle eut envie de se remettre à crier, tant ce nouveau malheur lui meurtrissait le cœur. Elle avait une fille! Elle n’en voulait pas!... Elle ne la verrait point!... elle ne la toucherait jamais!On l’avait recouchée, soignée, embrassée! Qui? Son père et son mari sans doute? Elle ne savait pas. ”
