“ Mais soudain le vieil Oriol laissa tomber sa bêche. Un pli malin de joie et de triomphe rida les coins de sa lèvre plate et les bords de son œil sournois ; et il dit au fils : « Viens-t’en, pour voir. » L’autre obéit ; ils regagnèrent la route et revinrent sur leurs pas. Le père Clovis chauffait toujours au soleil ses membres et ses béquilles. ”
Oriol
Définition et enjeux
Oriol, un personnage littéraire emblématique, incarne souvent les tensions entre tradition rurale et modernité dans l’œuvre de Guy de Maupassant, notamment dans Mont-Oriol, où il symbolise à la fois la terre et les enjeux familiaux. L’auteur y explore son existence agricole, ses relations conflictuelles et ses aspirations, tandis que Paul Féval, dans Le Bossu, le présente comme un personnage lié à la noblesse par des liens sociaux et symboliques.
Ces approches, bien que divergentes, mettent en lumière la complexité des rapports de pouvoir et des identités dans le monde rural. Le thème s’inscrit ainsi dans un réseau de toponymes et de figures ancrés dans l’histoire locale, comme Montaubert ou Navailles, révélant une richesse narrative et culturelle spécifique.
Citations sur “Oriol”
“ Oriol, touché au cœur, s’empressa de les conduire, et prenant un des flambeaux passa le premier. On retraversa la cuisine, puis on descendit dans une cour où un reste de clarté laissait deviner des tonnes vides debout, des meules de granit géantes roulées dans un coin, percées d’un trou au milieu, pareilles aux roues de quelque char antique et colossal, un pressoir démonté avec ses vis de bois, ses membres bruns vernis par l’usure et luisant soudain dans l’ombre sous un reflet de la lumière, puis des instruments de travail dont l’acier poli par la terre avait des éclats d’arme de guerre. ”
“ Le gros petit traitant s’enfla comme une boule et faillit crever du coup. — Oriol, s’écria Chaverny, te voilà cousin du roi, toi qui es déjà cousin de toute la rue Saint-Denis... Ton écusson est tout à fait : d’or, aux trois bas de chausses d’azur, deux et un, et en cœur un bonnet de nuit flamboyant, avec cette devise : Utile dulci !... On rit un peu, sauf Oriol et Gonzague. ”
