Paul Féval

Résumé

Paul Féval Le Bossu

Aurore, Aurore ! Sait-on jamais le cœur des femmes ?... sais-je seulement, moi, si vous m’aimez...
— Si je vous aime !... s’écria la jeune fille avec une ardente expansion.
Henri la contemplait avidement.
— Vous me demandez si je vous aime ! répéta Aurore, vous, Henri !...
Lagardère lui mit la main sur la bouche. — Elle la baisa. — Il la retira comme si la flamme l’eût touchée.
— Pardonnez-moi, reprit-il ; je suis bouleversé... Et pourtant, il faut bien que je sache... Vous ne vous connaissez pas vous-même, Aurore... Il faut que je sache !... Écoutez-bien !... réfléchissez bien...
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Paul Féval Le Bossu

Pour vous procurer cette arme qui va vous frapper, vous avez pénétré dans ma demeure, comme un voleur de nuit... vous avez brisé la serrure de ma porte et crocheté ma cassette... vous ! le prince de Gonzague !...
— Monseigneur !... fit ce dernier dont les yeux s’injectaient de sang.
— Défendez-vous, prince ! s’écria Lagardère d’une voix vibrante ; — ne demandez pas qu’on me ferme la bouche !... on nous laissera parler tous deux... vous comme moi... moi comme vous... parce que la mort est entre nous deux... et que Son Altesse Royale l’a dit : La parole des mourants est sacrée !
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Paul Féval Le Bossu

M. de Gonzague a été bon pour moi, mais je n’ai plus de confiance en M. de Gonzague... Toi, je t’aime de plus en plus, ma pauvre petite Aurore.
Elle s’assit sur le sofa auprès de sa compagne et poursuivit :
— M. de Gonzague m’a certainement dit cela pour que je te le répète...
— Que t’a-t-il dit ? interrogea Aurore.
— Tout à l’heure, répondit dona Cruz, quand tu m’as interrompue pour me parler de ton beau chevalier, Henri de Lagardère, j’en étais à t’apprendre qu’on voulait te marier avec le jeune marquis de Chaverny.
— Mais de quel droit me marier ?
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