Paul Féval

Résumé

Paul Féval Le Mari embaumé

Il y avait de l’égarement dans les yeux de mademoiselle de Pardaillan.
— Si tu savais comme j’aime ma mère ! acheva-t-elle avec un accent de désespoir.
— Tu l’aimes bien, dit Mélise, je le crois ; jamais tu ne pourras l’aimer assez. Mais tu as un doute, ajouta-t-elle, pendant que son regard perçant descendait jusqu’au fond de la conscience de Pola ; tu as un secret peut-être. Garde ton secret, s’il accuse ta mère. Je n’en veux pas. Tu l’as dit : il y a des choses impossibles. J’en sais une, la plus impossible de toutes, c’est que la bonne comtesse ait fait le mal.
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Paul Féval Le Mari embaumé

Guezevern ! le mari d’Éliane, qui était cent fois plus belle et qui avait un cœur !
Ce Guezevern pouvait passer, cependant, pour une âme bonne et vaillante. Rien ne lui manquait, ni l’honnêteté, ni l’intelligence, ni le bon sens, même.
Elles ont un attrait, un mordant, un charme ; elles entraînent, comme tout fruit défendu. Voulez-vous mon opinion ? Les fous vont à elles surtout à cause du mal qu’en disent les sages. Le sermon fait l’ivrogne. Criez bien haut que telle plate et insipide boisson, l’absinthe, par exemple, est un poison, la moitié de Paris ne voudra plus d’autre breuvage.
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Paul Féval Le Mari embaumé

Pour ceux qui ont le don d’épeler le cœur humain, ce mystérieux livre, il n’y aurait point en de doute : cette douleur était immense et profonde ; elle devait durer toujours.
De Mme Éliane il ne restait qu’une belle et glaciale statue dont les yeux ne sauraient jamais plus sourire et dont le cœur était changé en pierre.
Elle était morte, écrasée par un coup de massue.
Mais Renaud de Saint-Venant ne pouvait juger ainsi. Voyant ces yeux sans larmes et cette apparente froideur, il se disait déjà :
« Nous ne serons point une veuve inconsolable ! »
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