Résumé

Paul Féval Fontaine aux Perles

Le nom de Kérizat était déjà gravé dans ma mémoire. Je savais qu’avant de mourir il me faudrait le tuer !...
Ses poings fermés se crispèrent, et le rouge lui monta subitement au visage.
— Mais je ne le connaissais pas, moi, cet homme ! s’écria-t-il. Je ne l’ai jamais vu chez mon père... M’aiderez-vous à le retrouver, Bleuette ?
— Je le voudrais, Martel, répondit la jeune fille, dont le doux regard eut une étincelle de colère virile. — Je le voudrais, car c’est le devoir d’un homme de venger son honneur... Mais M. de Kérizat a quitté le pays depuis bien longtemps.
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Paul Féval Fontaine aux Perles

Pourquoi n’avons-nous pas de roi, Martel, nous autres gens de Bretagne ?
— Le roi de France est notre roi, répondit Martel en souriant.
Bleuette releva sur lui son regard étonné.
— Nous sommes Bretons, dit-elle ; pourquoi notre roi s’appelle-t-il le roi de France ?
— Quant à ça ; dit de loin le gruyer, en s’efforçant de sourire, — je pense bien que M. Carhoat n’ira pas répéter les paroles de l’enfant au château. Je touche soixante-quinze livres par an pour mon office de garde des chasses... et ce n’est pas sous le toit de Jean Tuai qu’on devrait parler contre le roi.
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Paul Féval Fontaine aux Perles

La visite matinale qu’il faisait en ce moment à Talhoët était une de ces précautions hardies que les gens de sa sorte risquent parfois, pour se faire la partie plus belle en cas de malheur.
Dans les idées de tous, on ne va guère demander de ses nouvelles à un homme qu’on attaqua la veille sur un grand chemin.
En conséquence, le chevalier venait demander à M. de Talhoët comment il se portait.
C’était comme une vague présomption d’innocence qu’il mettait de côté pour l’avenir.
Il avait le costume que nous lui avons vu à la ferme de Marlet et dans le château de Presmes.
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