Résumé

Paul Féval La Forêt de Rennes

Je me souviens vaguement qu’un irrésistible sommeil s’est emparé de moi hier à la table de M. de Vaunoy... Que s’est-il passé, Marie ? je veux le savoir.
— Tu sauras tout, répondit Fleur-des-Genêts en soupirant ; — mais tes membres sont glacés, mon beau capitaine... Je ne veux pas te voir trembler ainsi ; cela me donne froid jusqu’au fond du cœur... Viens, te dis-je, je te coucherai dans mon lit et je veillerai sur toi.
— Veiller sur moi ! répéta Didier.
— Comme on veille au chevet de ceux qu’on aime, s’empressa d’ajouter Marie ; — comme une mère veille auprès de son enfant.
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Paul Féval La Forêt de Rennes

Ma vue a fait vibrer en vous une corde qui se taisait depuis bien longtemps. Vous êtes ému, et, prenant votre émotion pour de l’amour, vous êtes prêt à renouveler vos serments d’autrefois. Moi, je ne puis ni ne veux les écouter. — Mais, Alix, au nom de Dieu, croyez-moi ! s’écria le capitaine ; mon cœur n’a point changé... — C’est une belle jeune fille ! interrompit mademoiselle de Vaunoy, dont la voix trembla légèrement. Son regard est pur comme le regard d’un ange. Elle a seize ans ; elle vous aime ;... si vous ne l’aimiez pas, Didier, la pauvre enfant serait bien malheureuse !
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Paul Féval La Forêt de Rennes

À ce nom d’Alain, Jude devint pâle sous son manteau.
— Mon valet est malade, répondit le capitaine ; ce qu’il lui faut, c’est un bon lit et le repos.
— À votre volonté, mon jeune ami.
Un domestique entra, appelé par le coup de sonnette de mademoiselle Oiive.
— Préparez un lit à ce bon garçon, dit M. de Vaunoy ; et traitez-le en tout comme le serviteur d’un homme que j’honore et que j’aime.
Didier s’inclina ; Jude, toujours enveloppé de son manteau, sortit sur les pas du domestique qui, malgré sa bonne envie, ne put apercevoir ses traits.
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