Paul Féval, La Forêt de Rennes
“ Je me souviens vaguement qu’un irrésistible sommeil s’est emparé de moi hier à la table de M. de Vaunoy... Que s’est-il passé, Marie ? je veux le savoir. — Tu sauras tout, répondit Fleur-des-Genêts en soupirant ; — mais tes membres sont glacés, mon beau capitaine... Je ne veux pas te voir trembler ainsi ; cela me donne froid jusqu’au fond du cœur... Viens, te dis-je, je te coucherai dans mon lit et je veillerai sur toi. — Veiller sur moi ! répéta Didier. — Comme on veille au chevet de ceux qu’on aime, s’empressa d’ajouter Marie ; — comme une mère veille auprès de son enfant. ”
