Édouard Gorges

Résumé

Édouard Gorges Chroniques bretonnes. Fontenelle… (1844)

Depuis que Fontenelle était parti, Marie avait passé bien des heures accoudée sur sa fenêtre, et les yeux sur la route par où il était parti.
— C'est bien vrai pourtant, songeait-elle , ce qu'il me disait : le plus grand bonheur est pour celui qui aime; car, enfin, que deviendrais-je, moi, sans affection, sans amour? Ma vie s'écoulerait encore froide , monotone et ennuyée...., sans joies et sans chagrins ; au lieu que la vie est si bonne , si occupée quand on aime....
Source : Gallica

Édouard Gorges Chroniques bretonnes. Fontenelle… (1844)

Par une chaude soirée du mois d'août 1602, Marie et Fontenelle étaient sous les grands chênes de l'avenue de Koadelan, La jeune mère accroupie, les deux bras tendus et l'oeil riant d'admiration, apprenait à marcher à son enfant. — Fontenelle, allongé sur l'herbe, au pied d'un arbre, souriait à ce tableau pastoral , et s'enivrait de ces joies si pures de la paternité. — Douceurs enivrantes, assure-t-on, mais dont le privilége incontestable est de faire immédiatement, et comme par enchantement, de l'homme le plus spirituel un franc imbécile.
Source : Gallica

Édouard Gorges Chroniques bretonnes. Fontenelle… (1844)

Aussitôt cette foule, qui tout à l'heure s'ébahissait devant une tête coupée et trouvait délicieux et attrayant le spectacle offert par Monsieur le procureur-général, s'empressa avec amour et intérêt autour de cette malheureuse... Et quand on se dit que cette dame était Marie de Mézarnou, la femme de Fontenelle... tous ceux qui l'entouraient se sentirent froid au coeur et en eurent grande compassion; car ils comprirent l'immensité de sa douleur.
Source : Gallica

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