Résumé

Lucien Boulain Souvenirs de la Basse Cornouaille…

En effet, les royaux comptaient sur la trêve qui partout ailleurs s’observait, et Sourdéac, de Brest avait assez à faire lui-même pour s’occuper de Guy Eder qu’il laissa se fortifier.
On mit la tête du partisan à prix, comme un chasseur qui vend la peau de l’ours avant de l’avoir tué... La Fontenelle ne fit qu’en rire et disait : « Voilà bientôt un an que le huguenot s’est fait catholique, et mordieu, il me traite déjà en hérétique... » Et son rire sardonique devant la troupe réunie indiquait le mépris qu’il faisait de ses ennemis et de leurs menaces.
Source : Wikisource

Lucien Boulain Souvenirs de la Basse Cornouaille…

Siège de Quimper
Les sages avis du loyal de Saint Luc, qui avait cru ramener le partisan au parti du roi, en lui rendant la liberté, tombèrent sur un terrain trop couvert de broussailles... Les hommes cyniques comme Guy Éder laissent les oiseaux venir enlever la bonne semence, trop de pensées ambitieuses sont là, prêtes à les étouffer : pas un seul grain ne germe, et quand il germe il meurt, faute de soins.
La reconnaissance est un fardeau pour les esprits de sa trempe, d’autres préoccupations agitent son âme rancunière.
Source : Wikisource

Lucien Boulain Souvenirs de la Basse Cornouaille…

La troupe impatientée, criait toujours... Nommons un capitaine pour nous commander, et ils regardaient le beau gaillard de 15 ans, car ils avaient reconnu en lui un homme supérieur, digne d’être à la tête des ligueurs hardis comme eux, déterminés comme eux à tout... Ce chef ce sera moi, vous dis-je, dit Guy Eder. Je suis Breton, je me nomme Guy Eder de Beaumanoir de Lavardin, baron de La Fontenelle, je vous promets la victoire, le pillage, la fortune, moi aussi je veux vivre, je saurai mourir pour vous, si vous savez mourir pour votre chef, et ce chef je veux l’être : je le serai.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature