Joseph-Marc-Octave-Antoine Lebel,
Le dernier geste
“ Allons, mon ami, reprit, le capitaine s’adressant au jeune paysan, prenez votre fusil et je vais entr’ouvrir la porte tout doucement. Mais ne le manquez pas... Tout heureux de montrer son savoir-faire, le jeune homme, en moins de deux secondes, avait saisi son arme et s’apprêtait déjà, crosse à l’épaule, à faire feu. Mais au bruit, si léger fût-il, de la porte qu’on ouvrait, l’animal dressa l’oreille, guidé par l’extrême finesse de son ouïe, et, flairant tout de suite un danger, fit un bond, tourna sur lui-même, prit son élan, disparut dans l’épaisseur des fourrés. ”
