Résumé

Condamnation du général Boulanger… (1889)

Ce qu'il y a de certain, c'est que le commissaire de police et l'ami de Constans restaient enfermés pendant de longues heures et se livraient à une besogne mystérieuse.
Il est exact que le général Boulanger ait eu quelques relations avec ce misérable ; mais vraiment, est-on en droit de le lui reprocher? Lorsqu'on vous présente quelqu'un, pouvez-vous lui demander de vous exhiber son casier judiciaire? Le jour où le général fut éclairé sur la moralité de Buret, il le mit à la porte, à la suite d'une aventure qui a sa saveur.
Source : Gallica

Condamnation du général Boulanger… (1889)

Je ne suis certes pas de ton avis, répondit Jacques Bonhomme. Le général Boulanger vient d'être, en effet, frappé par le Sénat dont il n'avait cessé de réclamer la suppression; mais ceux qui se sont constitués ses juges étaient ses ennemis personnels ou ses adversaires politiques. Or, un député opportuniste nommé Dupuy n'a-t-il pas eu, jadis, la brutale franchise d'avouer en pleine Chambre « qu'en politique il n'y pas de justice »? Le verdict de la Haute-Cour est donc un acte de vengeance et de parti-pris, c'est-à-dire qu'il est sans portée.
Source : Gallica

Condamnation du général Boulanger… (1889)

Calomniez ! calomniez ! il en restera toujours quelque chose
Que penses-tu encore de cela, ami Jean Pierre?
— Je pense, ami Jacques Bonhomme, que ce sont là des infamies et que s'il y a encore des juges en France, ils n'hésiteront pas à venger cette pauvre Mme Meilhan. Mais le complot, tu ne m'en a pas encore parlé.
— Le complot ? mais c'est à peine si M. de Beaurepaire a trouvé le moyen d'en dire un mot lui-même. Il parle d'images, de portraits du Général, mis en vente ou distribués, et dont plusieurs auraient été imprimés en Allemagne. La plupart sont peu ressemblants, d'autres ridicules.
Source : Gallica

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