Résumé

Procès de "l'Évangile du peuple"… (1841)

« Si l'on ne met plus en discussion les idées chrétiennes, c'est qu'on n'y croit plus ; c'est que le siècle, pris du sommeil de l'indifférence, a lourdement posé sa tête sur la pierre froide de l'autel comme sur l'oreiller de la mort.
« M. l'avocat-général m'a reproché d'avoir falsifié certains versets des Écritures ; il a avancé, par exemple, que ce mot : « Celui qui n'est « pas avec moi est contre moi, » n'existe pas dans l'Évangile : eh bien, messieurs, cette assertion est fausse, profondément fausse ! je n'ai rien inventé : « Qui non est meum contrat me est, » disait Jésus-Christ.
Source : Gallica

Procès de "l'Évangile du peuple"… (1841)

Tout en déplorant les malheurs et les ruines dont l'oeuvre révolutionnaire a semé son passage, je ne puis me résoudre à n'y voir qu'une calamité aveugle; sans justifier absolument les auteurs de cette révolution (chose qui a été faite ailleurs, en dépit des assertions de M. l'avocat-général) , j'ai cherché à en donner seulement une grande idée; je les ai représentés comme les anges de la terreur, comme les ministres des justices divines, comme des moissonneurs envoyés d'en haut pour faucher la société, ce qui leur prêtait, il me semble, un caractère à la fois formidable et providentielle.
Source : Gallica

Procès de "l'Évangile du peuple"… (1841)

Vous n'attendez pas de moi, messieurs, que je vous trace un tableau bien étendu de cette vie obscure et simple, quoique honorablement connue dans les lettres ; vous voyez mon client, il est jeune; on vous l'a représenté comme un homme immoral qui voulait briser tous les liens de la société, et il n'a jamais quitté sa famille ; sa conduite est irréprochable et ne déroge en rien à ces habitudes d'austérité que M. l'avocat-général demandait tout à l'heure de l'auteur de l'Évangile du Peuple.
Source : Gallica

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