Résumé

Portrait de Max Buchon Max Buchon L'Avocat Oudet et Max Buchon, lettre salinoise… (1869)

Que M. Oudet n'est pas fort en langue, ce qui est assez étonnant chez un avocat. J'en prends acte en souriant, mais sans, pour autant, me croire autorisé à demander sa tête. Malgré son antipathie pour l'hypothèse, M. Oudet s'avoue hypothétiquement dans l'obligation de me demander pardon. Voilà une situation larmoyante dont son ami Proudhon ne lui a certes, jamais donné l'exemple ; aussi tout l'honneur en reste-il à M. Oudet. Quand on traite si légèrement sa dignité personnelle, il est tout simple qu'on fasse bon marché de celle des autres.
Source : Gallica

Portrait de Max Buchon Max Buchon L'Avocat Oudet et Max Buchon, lettre salinoise… (1869)

OUDET.
26 janvier.
Il est bon là, M. Oudet ! Si le Siècle avait publié toute sa lettre, son amour-propre d'auteur eût été satisfait; mais le Siècle n'a pas été gentil, et c'est à moi que M. Oudet s'en prend. Il a tort, car, si cela ne dépendait que de moi, sa lettre serait publiée non-seulement dans le Siècle, mais dans tous les siècles des siècles. In secula seculorum, amen! J'en ferais même une édition illustrée, où la Femme au perroquet, de Courbet, représenterait la fameuse Eau tentatrice, repoussée avec indignation par un Spartacus hydrophobe. Ce serait vraiment touchant.
Source : Gallica

Portrait de Max Buchon Max Buchon L'Avocat Oudet et Max Buchon, lettre salinoise… (1869)

Ce que M. Oudet attend de moi, ce n'est pas une réponse sèche — qu'il n'a du reste aucun droit de me demander — c'est, de fil en aiguille, et si je me laisse prendre à ses câlineries, un blâme contre mes amis Castagnary, Ordinaire et Courbet, que, dans cette circonstance, je n'ai ni à louer ni à blâmer. Quand je blâme mes amis, c'est toujours face à face, et non à leur insu, en cachette, comme un mouchard, au trou de l'oreille do leur ennemi.
Source : Gallica

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