Max Buchon,
Le Matachin : romans
(1877)
“ Je suis de cuisine. Fifine ! dépêche-toi, voilà la Jeanne-Antoine qui t'attend pour aller à la messe. — Me voilà ! me voilà ! je suis prête ! La Fifine arrive avec un joli petit bonnet sur la tête et un petit châle d'été sur les épaules. Le trouble de son cœur se lit du reste sur sa figure. A l'instant où elle entre dans sa cuisine, ses yeux rencontrent ceux de Manuel, et elle se met à rougir comme braise. Pour cacher son embarras, elle se précipite vers la marmite, en faisant à son père toutes sortes de recommandations relativement à la poule. ”

