Max Buchon,
Le Matachin : romans
(1877)
“ Tout à coup la porte s'ouvre et la Jeanne-Antoine, avec un panier au bras, entre, suivie de son Manuel. La Jeanne-Antoine a mis un beau grand bonnet à passe repassé tout frais, dont les ailes empesées se roidissent sur ses tempes comme un béguin de sœur hospitalière. A son cou pend une petite croix d'or retenue par une ganse de velours noir. La bavette de son tablier de cotonnade rouge est fixée par deux épingles à la hauteur de ses épaules, sur un petit châle de laine à fleurs, dont la pointe par derrière ne dépasse pas le niveau de la ceinture. ”
