Jeanne-Antoine

Définition et enjeux

Portrait de Max Buchon Max Buchon Le Matachin : romans (1877)

Tout à coup la porte s'ouvre et la Jeanne-Antoine, avec un panier au bras, entre, suivie de son Manuel.
La Jeanne-Antoine a mis un beau grand bonnet à passe repassé tout frais, dont les ailes empesées se roidissent sur ses tempes comme un béguin de sœur hospitalière. A son cou pend une petite croix d'or retenue par une ganse de velours noir. La bavette de son tablier de cotonnade rouge est fixée par deux épingles à la hauteur de ses épaules, sur un petit châle de laine à fleurs, dont la pointe par derrière ne dépasse pas le niveau de la ceinture.
Source : Gallica

Antoine Antoine Les jeunes personnes devenues célèbres par leur piété filiale… (1854)

Poursuivi, assailli, il se défend et essaie de se dérober par la fuite à la honte de la captivité. Soin superflu ! Un archer écossais le saisit et le renverse de cheval. On s'empare du héros. Une joie délirante bouleverse les figures; des accents sauvages retentissent dans les airs ; le nom de Jeanne vole de bouche en bouche. C'était Jeanne, en effet.
Les Anglais de ces siècles barbares se déshonorèrent par une insigne lâcheté ; ils imprimèrent une tache ineffaçable dans les pages de leur histoire : ils intentèrent à la jeune héroïne le procès le plus absurde
Source : Gallica

Antoine Antoine Les jeunes personnes devenues célèbres par leur piété filiale… (1854)

Malgré l'inique sentence prononcée contre elle, Jeanne était si forte de la pureté de sa conscience, qu'elle ne pouvait se persuader que les hommes pousseraient la bassesse et la cruauté jusqu'à la faire périr comme une criminelle. Lors même qu'on vint la chercher pour la conduire au bûcher, elle s'écriait encore dans le trajet : — 0 Rouen ! Rouen ! aeras-tu donc ma dernière demeure !.
Arrivée enfin au lieu du supplice, l'infortunée ne peut douter davantage de sa cruelle destinée
Source : Gallica

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