Résumé

Louis-Émile Bougaud Panégyrique de Jeanne d'Arc : prononcé dans la cathédrale d'Orléans… (1865)

Mourir entre les mains des Anglais, quelle douleur !
Mais mourir de la main des Français, elle, la libératrice de la France ! voilà ce qu'elle n'eût jamais soupçonné, et ce que Dieu permit pour lui faire une immolation qui répondit à l'immensité de nos fautes. Et c'est là, pour le dire en passant, ce qui me rend si odieuses ces trahisons qui amènent l'étranger au sein d'une patrie ; parce que, sous la pression de la peur,
l'esprit, le caractère, le cœur, l'âme d'une nation périssent quelquefois encore plus que ses frontières.
Source : Gallica

Louis-Émile Bougaud Panégyrique de Jeanne d'Arc : prononcé dans la cathédrale d'Orléans… (1865)

Mais, du reste, qu'est-il besoin d'éloquence humaine ? L'étendard de Jeanne d'Arc est sous mes yeux ; voici l'église où elle entra triomphante ; je touche d'ici les champs de bataille où brilla l'éclair de son épée ; je respire l'air qui fit vibrer sa noble poitrine. Magistrats, soldats, prêtres, peuple, enfants de la France moderne, oubliez les lèvres infirmes qui vont balbutier le nom de votre mère, et venez chanter avec moi la vieille France !
Source : Gallica

Louis-Émile Bougaud Panégyrique de Jeanne d'Arc : prononcé dans la cathédrale d'Orléans… (1865)

A peine Jeanne a touché le sol d'Orléans qu'elle se transforme. Ce n'est plus cette timide bergère que l'on croyait incapable de tenir une épée ; ce n'est pas seulement ce soldat intrépide qui a été blessé partout où il a paru : blessé à Orléans, blessé à Jargeau, blessé à Paris ; c'est un général, et un général consommé ; elle en a à la fois la prudence et l'audace, les coups décisifs, les manœuvres savantes, les illuminations soudaines, avec je ne sais quel élan qui est du soldat aujourd'hui plus que du général, mais qui était alors du général autant que du soldat.
Source : Gallica

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