Résumé

A Jeanne d'Arc ! Hommage de l'Académie champenoise d'Epernay… (1891)

On la sent plus près de nous que lorsqu'à cheval passe, son étendard au vent, la Jeanne des batailles, l'épée au poing, réclair aux yeux, la France au cœur, mieux qu'à Orléans, sa gloire, mieux qu'à Reims, son but, où triomphante elle se tient debout devant son armée, devant son roy, devant l'autel, devant Dieu, impassible, fière, grande, ayant accompli sa tâche, buvant la gloire méritée, prête à dire adieu au monde: pour rentrer à sa chaumière, consciente de sa force, sûre de sa mission, forte de sa gloire et de son succès, Jeanne la victorieuse.
Source : Gallica

A Jeanne d'Arc ! Hommage de l'Académie champenoise d'Epernay… (1891)

Jeanne d'Arc, la vierge pure et douce, Jeanne d'Arc qui n'a qu'une croix en main, Jeanne d'Arc qui n'a pas de haine, qui va simplement droit au but, sans frapper, sans verser de sang, hardiment, fièrement ; et Judith, la sombre apparition biblique, Judith, son glaive en main, Judith la juive, la rusée, qui se sert des armes trompeuses de l'amour et de la beauté, qui cache la mort sous un sourire, qui tue dans un baiser, Judith, toute dévouée et grande qu'elle est, ne peut empêcher que sa robe ne se tache de sang.
Source : Gallica

A Jeanne d'Arc ! Hommage de l'Académie champenoise d'Epernay… (1891)

Moi qui ne connais rien que mes agneaux si doux, Mais que j'ai vu souvent dévorer par les loups.
— Celui qui voit les loups connaît déjà les hommes.
Jeanne, as-tu du courage?— Oh I oui ! comme un guerrier.
— De la foi? — Plein le cœur. — Et la haine éternelle Des Anglais? - Oli! qu'ils soient chassés, s'écria-t-elle.
— Alors, Jeanne, à genoux! Dieu t'arme chevalier.
Revêts donc la cuirasse et prends ta bonne lame, Puisque ton cœur est fort, que ton pays t'est cher, Et que, sous ton corsage et ta robe de femme, Déjà ton âme porte une armure de fer.
Source : Gallica

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