Résumé

François Lagrange Panégyrique de Jeanne d'Arc prononcé dans la cathédrale d'Orléans… (1866)

Deux puissances qui résument tout: le patriotisme et la foi : ce qu'il y a au fond de plus grand et de plus fort ici-bas.
Le peuple aime la patrie : cet amour, Messieurs, c'est la poésie du peuple. Regardez-le : ne sont-ce pas les gloires ou les douleurs nationales qui font le plus palpiter son âme, et qui amènent dans le travail des chants tristes ou joyeux sur ses lèvres ? Que la patrie parle, et vous voyez soudain ces natures populaires, simples et agrestes, soulevées jusqu'à l'enthousiasme et jusqu'aux dévouements les plus sublimes.
Source : Gallica

François Lagrange Panégyrique de Jeanne d'Arc prononcé dans la cathédrale d'Orléans… (1866)

En vain encore, désolant, avec une cruauté froide, l'âme de l'enfant, la blessant dans ce qu'elle a de plus sensible, ils cherchent à lui arracher sa foi à la France et au roi. Jamais elle naffirmera plus haut la France ; jamais elle ne déclarera, avec une plus invincible fermeté, que Dieu l'a envoyée, elle, simple jeune fille, pour la sauver ; que les Anglais ne l'auront jamais, fussent-ils cent mille de plus ; qu'ils en seront chassés tous, excepté ceux qui y seront enterrés.
Source : Gallica

François Lagrange Panégyrique de Jeanne d'Arc prononcé dans la cathédrale d'Orléans… (1866)

Alors, on vit une chose admirable : toutes les puissances que Dieu avait mises dans ce cœur se ramassent en quelque sorte à cette heure suprême, et comme on voit quelquefois un flambeau prêt à s'éteindre jeter tout à coup en mourant une lueur plus vive, tout ce qu'il y a de grand, de pur, de saint, de noble, de vaillant et d'héroïque en cette fille inspirée, la foi, l'amour, la prière, le généreux pardon, l'ardente espérance, l'aspiration au ciel et à l'immortelle couronne, débordent de son cœur en accens qu'on n'avait pas encore entendus.
Source : Gallica

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