Jean-Baptiste Sylvère Gaye Martignac

Résumé

Jean-Baptiste Sylvère Gaye Martignac Réplique pour M. le prince Jules de Polignac… (1830)

Vous voulez échapper à la justice qui vous poursuit, parce que vous êtes plus criminels encore. Votre faute ou votre crime ont renversé le trône, et vous espérez trouver un asile sous ses débris! Vous parlez de l'inviolabilité méconnue! De quoi vous plaignez-vous? Toutes les promesses n'ont-elles pas été tenues? Le roi, dont vous étiez les agens, a-t-il été frappé dans sa personne? n'at-il pas été conduit de l'autre côté des mers ? ne vit-il pas en paix sur une terre étrangère? C'est votre responsabilité qui nous reste.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Sylvère Gaye Martignac Réplique pour M. le prince Jules de Polignac… (1830)

Et pensez-y bien, Messieurs, c'est là tout ce qui est soumis à vos consciences. Vous n'allez pas rendre un jugement qui doive absoudre les ministres d'avoir méconnu les droits de leur pays et mal compris les intérêts de la couronne : juges d'une accusation criminelle , vous avez non seulement un fait à éclaircir et à peser, mais des intentions à reconnaître, mais des ames à sonder, car notre législation protectrice ne connaît pas de crime sans volonté, et ne frappe pas là où elle trouve un bras criminel sans un coeur flétri.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Sylvère Gaye Martignac Réplique pour M. le prince Jules de Polignac… (1830)

A-t-on pu sans crime croire les circonstances graves, le trône et les institutions en péril?
C'en est assez sur ce point, et votre justice est fixée. Ce grief de l'accusation, le plus grave, le plus menaçant, le seul qui offre une réalité imposante , considéré comme il doit l'être dans un procès criminel, ne saurait justifier les conclusions rigoureuses et effrayantes contre lesquelles nous nous débattons.
Source : Gallica

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