Antoine Louis Marie Hennequin

Résumé

Antoine Louis Marie Hennequin Procès de la "Gazette de Normandie"…

Que ceux donc que le juste-milieu n'a point encore ruinés, bâillonnés, écrasés , que ceux dont la langue n'est point captive , dont les bras ne sont point enchaînés , que ceux-là viennent tous ensemble à notre aide, et qu'ils se hâtent, tandis qu'il en est temps encore. Que dans toute la France , tous les hommes qui veulent l'ordre partout et la liberté pour tous, forment une vaste association contre l'injustice et l'arbitraire, quelque forme qu'ils empruntent, de quelque nom qu'ils se parent, sous quelque masque qu'ils se déguisent.
Source : Gallica

Antoine Louis Marie Hennequin Procès de la "Gazette de Normandie"…

Après une courte et rapide discussion sur ce dernier passage de l'article incriminé, Me Hennequin continue :
La Gazette de Normandie, dit-il, avait, antérieurement au procès, conjuré la guerre civile. Je lis en effet dans un numéro du 31 mai :
« Nous ne rétractons aucune des paroles que nous avons dites. Jamais nous n'avons vu le salut de la patrie dans les chances d'une guerre civile. Nous détestons les déchirements qu'elle entraîne; aujourd'hui comme toujours, nous la repoussons de tous nos efforts. »
Source : Gallica

Antoine Louis Marie Hennequin Procès de la "Gazette de Normandie"…

Je m'étonne en vérité, Messieurs, d'avoir à parler le premier de la puissance morale des décisions souveraines. Je m'étonne que le ministère public ne m'ait pas précédé dans cette carrière, et qu'il ne vous ait pas dit lui-même qu'il s'agissait de la chose jugée, irrévocablement jugée. Mais j'en suis sûr, Messieurs les jurés, vos consciences sauront noblement s'ârrêter devant de simples et naturelles réflexions : sans doute, vous êtes maîtres absolus de prononcer selon vos impressions, mais vos impressions seront des impressions d'hommes de bien, d'hommes éclairés
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature