Résumé

Fontaine Plaidoyer de Me Fontaine pour la "Quotidienne"… (1830)

La version que M. le Procureur général prête à la Quotidienne n'est pas même supportable ; car Neuilly n'est pas une citadelle ni une forteresse; il n'a ni garnison ni défense; c'est un château ouvert : ce n'est pas là que la peur et l'épouvante vont chercher un asile. Quoi donc de plus facile aux bandes du 18 octobre d'aller chercher à Neuilly le roi Louis-Philippe, si elles l'avaient voulu? L'imputation faite à la Quotidienne est donc absurde.
Mais je vais plus loin : se retirer devant le danger, non-seulement ce n'est pas toujours une lâcheté, mais c'est aussi souvent une action honorable.
Source : Gallica

Fontaine Plaidoyer de Me Fontaine pour la "Quotidienne"… (1830)

Croyez-vous que parmi nos Brutus populaires et nos austères citoyens, qui butinent si bien sur mie révolution qu'ils n'ont point faite, il y en ait beaucoup qui montreraient trois arrêts de mort en témoignage de la constance de leur foi politique? Si nous voulons être justes, ne jugeons donc pas avec des passions et de l'esprit de parti : partout où il y a souffrance, sacrifice pour des opinions et des croyances, une âme généreuse honore et ne méprise pas. Le plus grand grief reproché à la Quotidienne, c'est son attitude depuis les fameuses journées.
Source : Gallica

Fontaine Plaidoyer de Me Fontaine pour la "Quotidienne"… (1830)

Aujourd'hui le pouvoir fait son manifeste, il nous apprend ce qu'il entend par liberté de la presse ; vous lui répondrez que ce mot là n'est pas synonyme de servitude. Messieurs les jurés, autrefois, quand les rois montaient sur le trône, ils délivraient des coupables; vous, pour votre droit de joyeux avènement, vous ne condamnerez pas un écrivain irréprochable. Ah ! j'ai lu dans son coeur, et, quoi qu'en dise le Ministère public, j'y ai vu brûler la flamme sacrée de l'amour de la patrie.
Source : Gallica

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