Edmond de Cazalès

Résumé

Edmond de Cazalès Procès de la «Revue européenne»… (1832)

Un gouvernement né d'une révolution faite pour sauver toutes les libertés, surtout celle des journaux, devait à la presse un respect presque filial : il était obligé, du moins, de supporter beaucoup d'elle. Mais il s'est montré plus susceptible, plus intraitable qu'aucun autre: ce banc où les écrivains sont venus s'asseoir en foule m'en est témoin. Si les hommes aujourd'hui au pouvoir se fussent conformés aux principes qu'ils avaient posés dans d'autres temps, ils n'eussent cherché à réprimer que la licence, c'est-à-dire les injures, les outrages, les appels aux passions.
Source : Gallica

Edmond de Cazalès Procès de la «Revue européenne»… (1832)

La Revue n'est pas un journal : c'est un livre que nous; aident à faire d'illustres savants français et étrangers, et où la politique, le plus souvent, ne tient pas la première place, parce que la régénération future de l'ordre social tout entier est ce qui nous occupe, et que bien des événements qui agitent, qui passionnent les esprits, qui font naître de violentes tempêtes parlementaires, ne laisseront aucune trace de leur passage , tandis qu'un système philosophique , une seule idée nouvelle, tombée inaperçue dans la société, changera peut-être la face du monde.
Source : Gallica

Edmond de Cazalès Procès de la «Revue européenne»… (1832)

Ce tableau, j'en conviens, est peu flatté ; nous l'avons tracé l'âme pleine, non de haine et de colère, mais de cette douleur que ressent un bon citoyen à la vue des misères de sa patrie. Les révolutions mettent violemment à nu le coeur de l'homme, comme les tempêtes découvrent le fond vaseux de l'Océan, et le coeur de l'homme est un tristespectacle.
Source : Gallica

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