Edmond de Cazalès, Procès de la «Revue européenne»… (1832)
“ Un gouvernement né d'une révolution faite pour sauver toutes les libertés, surtout celle des journaux, devait à la presse un respect presque filial : il était obligé, du moins, de supporter beaucoup d'elle. Mais il s'est montré plus susceptible, plus intraitable qu'aucun autre: ce banc où les écrivains sont venus s'asseoir en foule m'en est témoin. Si les hommes aujourd'hui au pouvoir se fussent conformés aux principes qu'ils avaient posés dans d'autres temps, ils n'eussent cherché à réprimer que la licence, c'est-à-dire les injures, les outrages, les appels aux passions. ”
