François-René de Chateaubriand,
De la censure que l'on vient d'établir en vertu de l'article 4 de la loi du 17 mars 1822…
(1824)
“ Ce n'est pas cela : on ne se plaint pas des journaux, on se plaint des tribunaux ! La censure est nécessaire parce que de vrais, de dignes magistrats ont défendu la liberté de la presse, parce qu'ils ont rendu un arrêt dans l'intégrité de leur conscience et l'indépendance de leur caractère, parce qu'ils ont admis pour les journaux une existence de droit, indépendante de leur existence de fait. Et le moyen du droit paroît peu pertinent sous la monarchie légitime, après le fait de la révolution, après le fait des cent-jours ! ”
