Résumé

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand De la censure que l'on vient d'établir en vertu de l'article 4 de la loi du 17 mars 1822… (1824)

Ce n'est pas cela : on ne se plaint pas des journaux, on se plaint des tribunaux ! La censure est nécessaire parce que de vrais, de dignes magistrats ont défendu la liberté de la presse, parce qu'ils ont rendu un arrêt dans l'intégrité de leur conscience et l'indépendance de leur caractère, parce qu'ils ont admis pour les journaux une existence de droit, indépendante de leur existence de fait. Et le moyen du droit paroît peu pertinent sous la monarchie légitime, après le fait de la révolution, après le fait des cent-jours !
Source : Gallica

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand De la censure que l'on vient d'établir en vertu de l'article 4 de la loi du 17 mars 1822… (1824)

Le fait de la censure est par lui-même destructible de tout gouvernement constitutionnel. Mais outre le fond, il y a la forme, et la forme est quelque chose entre gens bien élevés, quoiqu'on sache que nous n'y tenons pas beaucoup.
Comme on a été vite, on n'avoit pas eu le temps de nommer une commission ; et comme une vérité pouvoit échapper dans vingt-quatre heures, au grand péril de la monarchie, il a fallu envoyer provisoirement à la police tous les journaux pris en flagrant délit de liberté.
Source : Gallica

Portrait de François-René de Chateaubriand François-René de Chateaubriand De la censure que l'on vient d'établir en vertu de l'article 4 de la loi du 17 mars 1822… (1824)

Avec la censure des journaux, la monarchie constitutionnelle devient ou beaucoup plus foible ou beaucoup plus violente que la monarchie absolue : c'est une languissante machine, ou une machine désordonnée, qui s'arrête par l'embrouillement des roues , ou se brise par l'énergie de son mouvement.
Source : Gallica

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