Réflexions sur la liberté de la presse… (1849)
“ Or, l'homme, en se rassemblant en société, a-t-il pu apporter avec lui le droit naturel de publier ses pensées, puisqu'il sortait d'un état de choses où il savait à peine ce que c'était que de penser, où il ne savait ni lire ni écrire, où il n'existait ni encre, ni papier, ni imprimeurs? c'est-à-dire un droit que l'homme, dans l'état de nature, ne peut pas seulement soupçonner, pas plus que la nature elle-même. Non, évidemment non ! Ainsi, sollicitez la libre circulation des pensées, si vous la jugez bonne, mais ne la réclamez pas comme un droit naturel ”
