Résumé

Marcellin Cadiot Lettres sur Paris. Première lettre…

Non, messieurs ; les agens de l'autorité se font toujours une sorte de devoir d'agrandir et d'étendre le pouvoir du maître; ils espèrent ainsi affermir leur propre autorité. Cet excès de dévouement menace sans cesse les droits d'une nation. Quel sera le moyen, de le contenir dans les limites que la loi a posées? Il n'en est qu'un ; il est prompt, il est efficace; c'est la liberté de la presse , qui tout à coup avertit, sans danger et sans secousse , et le monarque et la nation
Source : Gallica

Marcellin Cadiot Lettres sur Paris. Première lettre…

Si vous ne le pouvez pas, y a-t-il maintenant des circonstances tellement impérieuses, des périls tellement imminens, qu'il faille y pourvoir, au prix même d'une violation manifeste de notre nouveau pacte social, le seul espoir, le seul asile, le seul saint de la France après tant de dangers?
La première question est facile à décider , et déjà la réponse, Messieurs, se présente à chacun de vous avec évidence.
Les Français, dît l'article 8 de la Charte, ont le droit de publier et de faire imprimer leurs opinions, en se conformant aux lois qui doivent réprimer les abus de cette liberté.
Source : Gallica

Marcellin Cadiot Lettres sur Paris. Première lettre…

Une charte peut reconnaître et respecter le droit qu' ont tous les citoyens de communiquer par l'écriture leurs opinions et leurs sentiments , ainsi qu'ils les communiquent par la parole ; mais une charte ne confère pas ce droit ; il vient de plus haut et de plus loin, comme le droit de penser, de parler et d'agir. La loi ne condamne les paroles et les actions des citoyens.qu'autant qu'elles offrent au magistrat,un délita réprimer, et à punir; de même, dans l'exercice de la faculté d'écrire , la loi ne doit rechercher et condamner que l'abus de cette faculté.
Source : Gallica

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