Résumé

Antoine-Siméon-Gabriel Coffinières Observations sur le projet de loi relatif à la liberté de la presse… (1817)

Protectrice de tous les intérêts publics et privés, entre les mains des amis de l'ordre, la liberté de la presse peut devenir une arme dangereuse entre les mains des malveillans. Le mal se trouve ici à côté du bien, comme dans la plupart des institutions humaines. Il faut donc,
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à la fois , protéger et réprimer ; donner des garanties aux citoyens pour l'exercice de ce droit sacré, et en offrir d'autres à la société contre les abus qui pourraient en résulter ; en un mot, il faut que le législateur trace une ligne de démarcation bien prononcée, entre la liberté et la licence de la presse.
Source : Gallica

Antoine-Siméon-Gabriel Coffinières Observations sur le projet de loi relatif à la liberté de la presse… (1817)

On a dit, avec raison, que l'homme jouissait de la plus grande liberté compatible avec son existence sociale, dans un gouvernement monarchique constitutionnel ; et la définition qu'on a donnée de cette véritable liberté, à l'époque où on la connaissait le moins, peut convenir parfaitement à la liberté de la presse. En effet, si la liberté politique consiste dans le droit de faire ce qui ne nuit pas à autrui, la liberté de la presse consiste aussi dans le droit de publier tous les écrits qui ne peuvent blesser l'intérêt public ou l'intérêt privé.
Source : Gallica

Antoine-Siméon-Gabriel Coffinières Observations sur le projet de loi relatif à la liberté de la presse… (1817)

L'article 1er du projet de loi consacre un principe trop souvent méconnu, sous l'empire de la législation actuelle, un principe sans lequel la liberté de la presse ne peut réellement exister, en décidant — « que l'auteur d'un écrit imprimé,
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lorsqu'il est connu et domicilié en France, est seul responsable de son contenu. »
En effet, si l'imprimeur peut craindre d'être poursuivi, comme auteur ou complice du délit résultant de la publication d'un ouvrage, il faut qu'il s'en constitue le censeur, à ses risques et périls. Son intérêt personnel le rendra défiant et timide
Source : Gallica

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