Résumé

L'Opinion publique, ou Réflexions sur les journaux… (1814)

Mais à peine est-elle promulguée, cette loi qui doit rendre l'essor à la pensée trop longtemps comprimée de vingt-cinq millions d'individus , que dépouillant toute pudeur, se jouant de son propre ouvrage, comme de notre longanimité, le rénovateur, le défenseur de la liberté de la presse, le sénat, en un mot, abusant le premier des restrictions créées à son seul avantage, refuse ici le droit d'imprimer, et fait saisir ailleurs des écrits dont le seul crime est de mettre au jour des vérités répétées en France par 24 millions 999 mille 850 individus.
Source : Gallica

L'Opinion publique, ou Réflexions sur les journaux… (1814)

Et qu'on ne dise pas que les collaborateurs des autres journaux ont pu changer; qu'importe si l'esprit en est resté le même. Encenser les puissances, ménager l'ombre d'un pouvoir avili, mais donner le coup de pied de l'âne à l'homme abattu, qu'ils déifiaient naguère, telle est encore la lâcheté de leurs principes. S'ils ne proclament pas le mensonge, parce que nul ne le leur paie, ils taisent la vérité, et calomnient sciemment le malheureux. — La France leur reproche ce qu'ils disent de Buonaparte, et ce qu'ils ne disent pas du sénat (2.)
Source : Gallica

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