Résumé

Constans De l'Esprit de parti. Dédié à l'esprit public… (1814)

Mais les hommes qui n'avoient fait une révolution que pour sauver leurs têtes, ne songèrent qu'à la faire tourner au profit de leur ambition ; et bien loin de faire rentrer le peuple dans son devoir, ils l'excitèrent à de nouveaux excès dans un parti contraire. Des réactions déplorables souillèrent de nouveau le sol de la France, et les mêmes hommes qui avoient abattu le tyran, ne firent que le remplacer et changer de victime. La guerre se ralluma entre tous les partis, et elle ne se termina que par le renouvellement des députés et l'organisation du directoire.
Source : Gallica

Constans De l'Esprit de parti. Dédié à l'esprit public… (1814)

Déjà la défaite de ce téméraire a ranimé le courage de l'ennemi, multiplié ses forces et réveillé ses prétentions ; cet ennemi, de vaincu devenu vainqueur, d'attaqué devenu aggresseur, fond à son tour sur le territoire de l'ambitieux : et ce n'est que par la plus déplorable expérience que celui-ci apprend que, pour bien gouverner,il faut gouverner en paix; que l'art le plus difficile est celui de régner et non de conquérir; qu'enfin l'esprit de conquête mène toujours à la défaite.
Source : Gallica

Constans De l'Esprit de parti. Dédié à l'esprit public… (1814)

Heureux dans son ménage, satisfait de sa fortune , favorisé d'un coeur pur et d'une conscience sans reproches, il avoit voulu rester indépendant; et cette indépendance l'entraînoit quelquefois à s'expliquer librement sur le compte de Buonaparte. Moreau vouloit le bien de sa patrie ! il ne s'occupa jamais de la forme du gouvernement qui lui convenoit le mieux : il ne vit que la gloire de la France, et c'est dans cette vue qu'il suivit la carrière militaire.
Source : Gallica

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