Résumé

De l'union. Pourquoi et comment il faut l'établir… (1849)

La liberté, dans le calme, c'est le progrès; la liberté, dans l'émeute, c'est la décadence.
La souveraineté du peuple pratiquée par les révolutions, c'est l'humiliation du passé, l'incertitude du présent, le doute de l'avenir; donc c'est le mal
Le gouvernement n'est pas le pouvoir, s'il ne dure qu'à la condition de ne pas gouverner, et s'il ne gouverne qu'à la condition de ne pas durer. S'il ne nous est pas donné de sortir de cette déplorable alternative, l'avenir n'est que révolution, décadence et mort.
Source : Gallica

De l'union. Pourquoi et comment il faut l'établir… (1849)

S'isoler dans un système, n'est-ce pas prendre des engagemens avec l'avenir? et cela, en temps de révolutions, n'est peut-être pas toujours sans danger.
Les espérances d'une politique sage et prudente doivent être basées sur le travail lent, mais incessant, que le cours des évènemens fait forcément, et, à notre insu, dans nos esprits.
Toute discussion irritante est une entrave à ce travail, qui est le fruit de l'expérience ; elle l'arrête, le suspend et prolonge ces crises si fatales à une nation.
Laissons donc plus à faire à la Providence, qui toujours dicte l'histoire des peuples.
Source : Gallica

De l'union. Pourquoi et comment il faut l'établir… (1849)

Faite incidemment dans un moment de stupeur, la révolution ne put longtemps dissimuler ses tendances, le champ si battu de la politique ne pouvait suffire à ses espérances ; elle voulut devenir sociale, et elle ne craignit pas de porter bientôt des coups sacrilèges aux bases de notre vieille société et à tous les droits consacrés par la tradition.
Ce fut alors qu'elle se dressa, comme un immense
géant destructeur, et devant ces hommes qui, au jour de la lutte, n'avaient pu prévoir et empêcher la chûte du roi qu'ils avaient fait, et devant ces autres hommes qui, par un sentiment, hélas!
Source : Gallica

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