Résumé

Achille Barbier De la pacification politique en France (1871)

Si le remède que je propose ne peut pas guérir la France, le glorieux malade n'y perdra rien et son mal n'empirera pas. Si, au contraire, il suffit amplement à détruire le virus politique, la France est sauvée, et nous aurons encore une patrie.
N'oublions pas l'Espagne, qui s'est affaissée sous le poids de ses partis, et qui n'est plus. Je dis que l'Espagne n'est plus : lorsqu'un étranger règne sur une nation, on peut dire que cette nation est morte
Fort de cette croyance, que les divisions politiques sont la ruine des nations, je n'appartiens, je l'avoue, à aucune coterie, à aucun parti.
Source : Gallica

Achille Barbier De la pacification politique en France (1871)

Sous l'influence de l'esprit politique et de la légèreté qui nous caractérise, nous ne sentons pas l'énormité de nos fautes: nous déplorons parfois la situation précaire qui est faite au gouvernement, et c'est nous-mêmes qui faisons tout pour la lui rendre plus difficile. Ainsi, nous acceptons un candidat à la représentation nationale, non parce qu'il a des aptitudes, des connaissances et de l'expérience dans les choses utiles, mais seulement parce qu'il est ou légitimiste, ou républicain, ou impérialiste, ou orléaniste, quelles que soient du reste ses capacités.
Source : Gallica

Achille Barbier De la pacification politique en France (1871)

Depuis 98,il à été d'usage, chez les membres du gouvernement qui succédait à celui qui venait de tomber, de faire de hautes combinaisons politiques, d'user de réticences, de subtilités, de roueries; en un mot, de jouer au fin, quand il était si beau et si sûr d'être honnête, et d'agir avec loyauté. On peut bien tromper, pour quelque temps, les esprits de bonne foi, mais on oublie que, lorsque la lumière se fait, les dupes deviennent autant d'ennemis acharnés et irréconciliables. Il s'ensuit donc que la guerre politique recommence, et que le gouvernement établi perd peu à peu ses forces.
Source : Gallica

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