Résumé

Alfred Esparbié Lettre à M. Thiers sur la décentralisation politique (1871)

Puisqu'il est question d'affaiblir l'action de la capitale, il n'est rien de plus logique que de créer d'autres capitales à côté, et puisqu'un France est un danger pour elle-même, il n'y a qu'à en constituer plusieurs.
Eh ! mon Dieu, diront toujours nos braves décentralisateurs, ne vous effrayez pas. Il ne s'agit ni de morcellement, ni de démembrement. La France reste toujours une, et ce grand corps gardera toujours cette vigueur et cette action que depuis tantôt cent ans l'Europe admire et redoute tour à tour.
Source : Gallica

Alfred Esparbié Lettre à M. Thiers sur la décentralisation politique (1871)

Dans votre excellent livre DE LA PROPRIÉTÉ, en 1849, vous avez fait justice des utopies financières et sociales de la plupart des écoles du temps avec cette hauteur de bon sens, cette lucidité d'esprit, cette ampleur d'intelligence que le monde admire et dont la France profite. Les idées socialistes n'ont pas besoin d'être signées. Elles portent avec elles le cachet de la violence poussée par l'envie; elles émanent de cette partie de la nation composée de déclassés, de vicieux, d'esprits faux
Source : Gallica

Alfred Esparbié Lettre à M. Thiers sur la décentralisation politique (1871)

L'Assemblée, le Pouvoir exécutif sont à Versailles où l'émeute ne saurait les atteindre et de là ils commandent à la province au nom de la province elle-même ; les administrations obéissent ; l'ordre est observé partout et quant à Paris, pour nous servir d'une expression célèbre, « on le laisse cuire dans son jus ! »
Vraiment! c'est aussi facile que cela! Je ne m'en serais pas douté.
Mais examinons un peu.
Le gouvernement de Versailles dicte ses lois, et ses préfets, ses généraux doivent obéir. En théorie, rien n'est plus simple. La pratique nous révèle quelques difficultés.
Source : Gallica

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