Résumé

Lettre à un député, par un royaliste constitutionnel… (1822)

UN des principaux argumens des ministériels, c'est que lorsque le mal est fait par les journaux , on n'est plus à temps de le réparer. Les ministériels oublient qu'il y a dans la nation française un esprit si vif, si pénétrant, qu'aucune erreur ne peut dominer cet esprit. Il ne s'agit donc que de répondre, dans l'intérêt national , à toute attaque injuste ou dangereuse. Soutenir que le mal fait par une diatribe contre le gouvernement est irréparable, c'est soutenir que ce gouvernement a pour ennemie la masse d'un peuple généreux qui ne demande qu'à respirer, qu'à jouir de ses droits naturels.
Source : Gallica

Lettre à un député, par un royaliste constitutionnel… (1822)

Que veulent donc les hommes qui s'opposent sans cesse à l'établissement du gouvernement représentatif ? espèrent-ils changer le voeu des peuples, fondé sur leurs besoins? Ces hommes peuvent-ils croire que de petites intrigues, que de misérables ruses prévaudront sur les nobles conceptions des hommes les plus illustres de la Grèce, de Rome, de la France, de l'Angleterre et de l'Amérique? Qu'ils rentrent en eux-mêmes, ils trouveront dans leur propre coeur le sentiment de leur impuissance.
Il ne suffit pas de dire ou de penser que l'on ne veut pas de la Charte
Source : Gallica

Lettre à un député, par un royaliste constitutionnel… (1822)

Né sommes-nous plus ces Francs qui, dans toutes les époques, ont montré tant de force, tant de génie, tant de mépris pour le despotisme ? Ne sommes-nous pas cette nation généreuse qui fut toujours si prompte à réparer ses erreurs, qu'il est si facile de conduire dans les chemins de la gloire et de l'intérêt national, et qu'il est impossible de gouverner par un système de déception contre lequel, ses malheurs l'ont mise en garde?
Source : Gallica

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