Résumé

Jacques-Barthélemy Salgues Des Libertés publiques, à l'occasion de la censure… (1824)

Mais cette liberté périra-t-elle toute entière? le règne de ses ennemis sera-t-il éternel ? et pour se perpétuer, oserontils ravir à la justice son glaive et ses balances? Non. La colère est un mauvais conseiller ; ceux qui l'ont imprudemment écoutée, amassent des charbons ardens sur leur tête. En vain se cramponnerontils au pouvoir, en vain déclareront-ils qu'il faudra les empoigner comme M. Manuel, pour les en arracher, il est une puissance à laquelle rien ne résiste : le vent de l'opinion soufflera, et ils ne seront plus.
Source : Gallica

Jacques-Barthélemy Salgues Des Libertés publiques, à l'occasion de la censure… (1824)

Le gouvernement représentatif est désormais pour nous le seul refuge contre de nouvelles révolutions, et la seule garantie que nous puissions avoir contre les abus destructeurs des empires; maintenons le gouvernement représentatif que nous a donné la Charte, en lui conservant les appuis qu'elle a jugé lui être nécessaires; et j'ai prouvé que la liberté des journaux était la plus indispensable. Soumettons les journalistes à de forts caulionnemens; augmentons la sévérité des lois contre les abus de la liberté de la presse
Source : Gallica

Jacques-Barthélemy Salgues Des Libertés publiques, à l'occasion de la censure… (1824)

La censure viole les lois même de la presse. Ces lois établissent des éditeurs responsables : mais à quelle responsabilité peuvent-ils être tenus, quand les journaux qui s'impriment sous leur garantie passent sous le domaine absolu d'une commission de censeurs qui exercent sur eux une autorité arbitraire ?
Verra-t-on renaître le scandale dont nous avons été témoins sous quelques-uns des ministres qui ont précédé les ministres d'aujourd'hui? verra-t-on l'éditeur d'un journal poursuivi devant les tribunaux , après avoir déposé sa responsabilité entre les mains des censeurs ?
Source : Gallica

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