Résumé

Alphonse Martainville La Bombe royaliste, lancée par A. Martainville… (1820)

C'est leur justification même qui les accuse et les condamne.
Quoi! peut-on leur dire, vous avez suspendu le cours des lois, vous avez exigé, au nom du trône en péril, que les défenseurs naturels des intérêts et des droits de la nation lui enlevassent ses plus précieuses garanties, la soumissent au joug de l'arbitraire, et cette grande immolation n'était pas nécessaire, et le péril du trône n'était qu'un vain prétexte, et il ne s'agissait que de satisfaire votre appétit tyrannique ou que de rassurer votre craintive ambition !
Source : Gallica

Alphonse Martainville La Bombe royaliste, lancée par A. Martainville… (1820)

ROYALISTES, on vous trompe encore, on a toujours voulu vous tromper; on vous hait, on vous redoute autant que jamais : ces sentimens d'aversion et de crainte, pour être un peu mieux déguisés, n'en sont pas moins réels, et leur effet n'en peut être que plus dangereux. La confiance, ce noble défaut des coeurs droits et généreux, causerait encore votre perte, et vous livrerait sans défense à un ennemi qui, après avoir endormi votre vigilance, rirait de votre crédulité. Cet ennemi, c'est le ministère!
Source : Gallica

Alphonse Martainville La Bombe royaliste, lancée par A. Martainville… (1820)

Comment veut-on, lorsque le gouvernement, environné de tant de force, recule devant une faction qu'il pourrait écraser, lorsque toutes ses démarches, tous ses actes décèlent la faiblesse, l'irrésolution et la peur, qu'un particulier isolé , sans consistance sociale , brave seul les dangers que n'osent regarder en face les dépositaires du pouvoir ! Comment veut-on qu'un simple juré ait plus de courage, de dévoûment et de conscience que les ministres !
Source : Gallica

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