Résumé

Apologie de la censure, rétablie le 15 août 1824… (1824)

M. de Villèle a fait des efforts immenses pour asservir les journaux royalistes : il a réussi en partie; s'il eût réussi complètement, s'il eût pu acheter ceux existans, empêcher l'Aristarque d'exister, croyez-vous qu'il eût donné la censure aux journaux libéraux? Vous ne le croyez pas, personne ne le croira non plus. La censure est donc dirigée contre la presse royaliste? La chose n'est pas douteuse ; mais c'est une vérité qu'il était essentiel de bien établir.
Source : Gallica

Apologie de la censure, rétablie le 15 août 1824… (1824)

Et remarquez bien que nous avons dit une presse royaliste. En effet, personne n'a pris ni n'a pu prendre le change : c'est bien contre la presse royaliste que la censure, est dirigée. Ce qui perd les hommes adroits (et qui ne sont que cela) dans les grandes affaires, c'est de croire qu'ils trompent quelqu'un, qu'ils cachent quelque chose; la vérité est qu'ils se trompent eux-mêmes, et sont les dupes de leur propre adresse.
Source : Gallica

Apologie de la censure, rétablie le 15 août 1824… (1824)

Vous agissez différemment : un journal royaliste vous est annoncé; vous savez sous quels auspices il paraît; quelles garanties présentent trois de vos honorables collègues à tout ce qui a le droit de demander des garanties. Cependant, vous ne craignez pas d'accuser les intentions; vous dites au prince que le journal est dangereux, qu'il importe de l'arrêter dès sa naissance. En frappant l'Aristarque, vous frappez trois grandes supériorités des sociétés modernes, celles de la politique, de la banque et de l'industrie. La banque est devenue une puissance.
Source : Gallica

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