Résumé

Qu'arrivera-t-il si le nouveau projet de loi sur les élections est adopté… (1820)

Si la loi passe, que le ministère tombe ou demeure, que la chambre soit dissoute ou renouvelée par cinquièmes, rien ne peut plus empêcher que la contre-révolution et la révolution n'en viennent aux mains, et ne tentent de s'exterminer. Nous sommes inévitablement précipités dans cette lutte fatale. Ainsi, ce qu'on redoutait est précisément ce qui arrivera ; le mal qu'on voulait fuir est celui-là même dont on sera frappé, et les bons citoyens, qui redoutent si vivement et avec raison le triomphe des factions, seront les premiers à subir les tristes effets de leurs combats.
Source : Gallica

Qu'arrivera-t-il si le nouveau projet de loi sur les élections est adopté… (1820)

C'est évidemment afin d'empêcher que le pouvoir ne tombe aux mains d'aucune des factions qui, depuis trente ans, ont opprimé ou tenté d'opprimer la France.
Ce voeu, est certainement celui de la majorité et de la très-grande majorité de nos députés. Ceux qui semblent craindre surtout l'invasion de la faction révolutionnaire, comme ceux qui redoutent principalement le triomphe de la faction contre-révolutionnaire, n'ont au fond qu'une seule et même crainte, par conséquent un seul et même désir.
Source : Gallica

Qu'arrivera-t-il si le nouveau projet de loi sur les élections est adopté… (1820)

Comment luttera le ministère? Nous n'y voyons pas un homme qui ait fait ses preuves dans l'art de déjouer les intrigues , d'éventer les pièges, d'opposer manoeuvre à manoeuvre, combinaison à combinaison ; qui possède enfin la tactique de cette guerre cachée et si active que livrent sans cesse au pouvoir qui les gêne, les ambitions et les factions de cour. On peut dire de ce genre de politique tout le mal qu'on voudra
Source : Gallica

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