Censure littéraire

Définition et enjeux

Louis Dubroca De la Censure ministérielle considérée dans les dispositions morales… (1814)

Les mêmes risques, mais avec des suites bien plus fâcheuses encore, attendent l'écrivain dans le bureau des critiques littéraires. Du mains, les rebuts de là censure laissent la disgrace d'un auteur dans l'obscurité ; elle n'est accompagnée ni d'outrages ni d'humiliations, et le public n'entre pour rien dans ses suites : mais les traces de la censure littéraire sont évidentes ; et quand c'est l'esprit de parti qui les imprime, elles passent au publie couvertes d'un levain d'animosité implacable. Il n'y a ni grâce ni justice à espérer de la part des critique qu'aveugle ce sentiment.
Source : Gallica

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo Correspondance de Victor Hugo

Du théâtre, dont elles ébranlent les espérances, dont elles ruinent les intérêts, du théâtre où la circonspection la plus complète est observée, du théâtre où la chose est impossible, — ou de la censure ?
La censure a un manuscrit. Un manuscrit à sa discrétion, un manuscrit pour son bon plaisir. Elle en peut faire ce qu’elle veut. La censure est mon ennemie littéraire, la censure est mon ennemie politique. La censure est de droit improbe, malhonnête et déloyale.
Source : Wikisource

Louis Dubroca De la Censure ministérielle considérée dans les dispositions morales… (1814)

Quand on réfléchit sur le sort d'un écrivain passant par les épreuves de la censure, on ne peut véritablement que gémir, en considérant la nature et la multiplicité des obstacles contre lesquels celte institution le force de lutter. Je suppose son manuscrit parvenu entre les mains d'un censeur, dont les dispositions morales et politiques lui garantissent une exacte justice, une inflexible impartialité, et des intentions libérales : est-ce là tout ?
Source : Gallica

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