Alidor Delzant

Résumé

Alidor Delzant Les Goncourt

LES DIX. Paris littéraire n’est pas encore revenu de l’impression de stupeur qu’a produite la divulgation du secret académique d’Edmond de Goncourt.
Comment, il se moque de l’académie des Quarante et il veut fonder l’académie des Dix... Il offre une prime à la servilité. Il présente la pâtée des chiens aux loups. Il noue son bouchon de paille à la queue des pur-sang, il émascule les forts, il abailardise les virils, il promet le repos, la paix à qui a besoin, pour avoir du feu et du sang, de traverser mille aventures basses ou nobles, d’avoir souffert mort et passion.
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Alidor Delzant Les Goncourt

Chaque personnage exprime son idée d’une façon nette, ferme, rapide et scandée, comme la respiration humaine. L’allure du langage familier est conservée partout, et les mots de la conversation s’enchâssent dans une forme précise, rigoureusement adaptée, qui la sertit comme une monture d’or un diamant. Sous ce rapport, quoique accueillie par un triomphant tumulte, Henriette est une œuvre tout à fait digne du Théâtre-français par la qualité du style toujours et vraiment littéraire, même dans les excentricités du bal de l’Opéra, un vrai chef-d’œuvre de difficulté vaincue...
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Alidor Delzant Les Goncourt

Pourquoi un grand clown, — car, à sa manière, un clown qui est un artiste peut très bien être grand, — ne serait-il pas quelque chose comme un Rivarol et un Hogarth en action ? Étincelant comme l’un avec son corps, terrible et grotesque comme l’autre. Je ne reprocherai donc pas à l’auteur des Frères Zemganno d’avoir abaissé son sujet en choisissant deux clowns pour incarner dans ces deux hommes qui semblent n’avoir qu’un corps et qui passent leur vie à le retourner comme une paire de gants, un superbe sentiment, un de ces sentiments qui impliquent une âme élevée et charmante.
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