Lucien Descaves

Lucien Descaves

Résumé

Portrait de Lucien Descaves Lucien Descaves Souvenirs d'un ours (1946)

Huysmans et quelques autres pouvaient avoir fini le poisson, la sauce était bien de Bloy et donnait son goût relevé à la diatribe. En revanche, de quels soins Huysmans avait-il entouré la publication et le lancement du livre !
Bloy ne fut pas moins malveillant à l'égard de Huysmans qu'envers le plus ancien et le plus inoffensif de ses amis, Georges Landry, si dévoué à Barbey d'Aurevilly, à Coppée, à Mlle Read, à Huysmans... et à Bloy lui-même. Mécontent de quelqu'un, il perdait toute mesure, jusqu'à porter l'ingratitude en sautoir, comme les insignes d'un ordre.
Source : Gallica

Portrait de Lucien Descaves Lucien Descaves Souvenirs d'un ours (1946)

C'est ainsi que je pris goût au roman de Gœthe. Je n'en retins alors que le passage où le petit Wolfrang parle du cadeau de Noël de la grand-mère à ses petits-enfants : un théâtre de marionnettes !
Cet épisode ranima en moi des impressions d'une fraîcheur extraordinaire. Je ne fus pas étonné d'apprendre plus tard que Gœthe rapportait sa vocation dramatique à la fascination d'une nuit de Noël. L'enfance sent le besoin de se créer des paradis et des enfers artificiels. C'est comme une avance d'hoirie.
Je me souvins tout à coup du théâtre de poupées que nous avait fabriqué mon grand-père.
Source : Gallica

Portrait de Lucien Descaves Lucien Descaves Souvenirs d'un ours (1946)

On ne pouvait rien refuser à l'homme de cœur qui ne sollicitait jamais pour lui. Nous l'accompagnâmes, Clemenceau, Rosny aîné et moi, jusqu'au cimetière du Grand-Montrouge où j'ai un aïeul et où reposaient déjà la mère et la sœur de Geffroy. « La mort, déclara Clemenceau dans un adieu qui ne séparait pas le collaborateur de l'ami, est une magnifique épuration de la vie, Geffroy fut un bel exemple de travail, de méthode, d'amitié et de confiance. Tant que nous vivrons, il ne sera pas mort. »
Source : Gallica

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