Résumé

Portrait de Léon Bloy Léon Bloy Belluaires et porchers

Il faut être Drumont, l’immense myope de la Fin d’un monde, pour n’y rien voir, pour ne pas comprendre, allant lui-même dans un tel milieu, que cette société des lettres dont il n’a pas su dire un valable mot dans son livre, est, sans contredit, — par sa prépondérante et superfine abomination, l’un des signes les plus certains de ce cataclysme qu’il annonce, — comme certains oiseaux la tempête, sans que la médiocrité sentimentale de cet admirateur sincère du Voleur de gloire ait jamais permis qu’il en expliquât les causes profondes.
Source : Wikisource

Portrait de Léon Bloy Léon Bloy Belluaires et porchers

Ce superbe Vulcain de la rhétorique infernale qui ne savait pas prier, devint le père d’une Oraison d’Art devant laquelle pâlissent les littératures, — pour son salaire, je le crois, de n’avoir jamais fait de prostitution et d’avoir aimé la Beauté jusqu’au point de lui sacrifier l’ankylose de ses inflexibles genoux d’impie.
Le grand aveugle Flaubert ayant tâtonné par tout l’univers, vint, en pleurant, s’abattre un soir au pied de la Croix et le doux Seigneur des très-pauvres gens lui conféra débonnairement le viatique d’immortalité dans une besace lumineuse !
Source : Wikisource

Portrait de Léon Bloy Léon Bloy Belluaires et porchers

On a remarqué que tout écrivain a un mot, un certain mot dont il est le très-humble serviteur, qui s’impose à lui, à tout instant, et qui est comme une torche pour éclairer les cavernes de son génie.
M. de Goncourt qui n’a pas de génie, mais qui est plein de cavernes sonores et ténébreuses, est illuminé à nos yeux par le mot RIEN qui se rencontre sous sa plume, toutes les fois qu’il lui faut exprimer une nuance quelconque rebelle à son analyse : un rien de beauté, un rien de mise, un rien d’émotion, un rien de collaboration, (vieux farceur !)
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature