Joris-Karl Huysmans,
À rebours
“ Il en était de même de l’« Intersigne » qui avait été plus tard réuni aux Contes cruels, un recueil d’un indiscutable talent, dans lequel se trouvait « Véra », une nouvelle, que des Esseintes considérait ainsi qu’un petit chef-d’œuvre. Ici, l’hallucination était empreinte d’une tendresse exquise ; ce n’était plus les ténébreux mirages de l’auteur américain, c’était une vision tiède et fluide, presque céleste ; c’était, dans un genre identique, le contre-pied des Béatrice et des Ligeia, ces mornes et blancs fantômes engendrés par l’inexorable cauchemar du noir opium ! ”
