œuf à la coque

Définition et enjeux

Portrait de Gustave Aimard Gustave Aimard Le Grand Chef des Aucas

Pour faire un œuf à la coque, il faut deux choses : d’abord un œuf, puis de l’eau bouillante ; vous prenez l’œut ainsi, vous découvrez votre marmite, et, mettant l’œuf dans la cuiller, vous l’introduisez dans la marmite où vous le laissez mijoter trois minutes, ni plus ni moins ; faites attention à ce détail important, un temps plus long compromettrait le succès de votre opération, voilà !
Le geste avait suivi la démonstration.
Les trois minutes écoulées, Valentin retira l’œuf, le décapita, le saupoudra d’une pincée de sel et le présenta à l’Apo-Ulmen, avec des mouillettes de pain de maïs.
Source : Wikisource

Portrait de Auguste Colombié Auguste Colombié La cuisine bourgeoise : traité pratique à l'usage des jeunes filles… (1906)

Les œufs sont à la fois gras et maigres, viande et légume ; ils ont une valeur nutritive telle, qu'à poids égal, aucun autre aliment ne peut lui être comparé. Il ne faut pas toutefois, en les cuisant sans méthode, en décomposer les éléments; car, autant un œuf à la coque est sain, autant un œuf cuit dur est indigeste. L'amalgame de plusieurs substances étrangères modifie également la valeur nutritive de l'œuf ; nous le verrons dans la cuisine et lors de son explication manuelle.
Source : Gallica

Congrès provincial des orientalistes français… (1878)

La civilité veut chez nous, comme chez les Romains, qu'on brise la coque des œufs frais quand on les a mangés. Les œufs durcis ayant la coque teinte (eu rouge particulièrement) , sont encore offerts aux enfants le Lundi de Pâques. Dans les villes les œufs sont en carton ou en sucre, et l'on y met des bonbons, des jouets, des chapelets, vestiges de la tradition antique de l'excellence du contenu de l'œuf.
L'œuf du coq ou cocatris, si prisé par les sorciers du Moyen-Age, est encore vanté par nos devins de village, en Vendée et en Bretagne (2) .
Source : Gallica

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