Emile Baumann, Intermèdes (1927)
“ La joie des enfants est semblable à celle des jeunes animaux, naïve, impétueuse et totale. Elle imite d’autre part celle des Anges et des élus parce qu’ils savent atteindre dans les plus humbles délices la présence du parfait. Ils désignent du doigt, en questionnant, le mystère des origines ; ils ont la paix des simples, la paix avec les créatures et avec Dieu ; ils s’élèvent aisément à l’évidence de son Être ; et lui-même nous a prévenus que nous n’entrerions pas dans son Royaume, si notre âme n’était pareille à leur âme.Mais, les enfants, déjà leur condition d’homme les éloigne du Paradis. ”
