George Sand,
Impressions littéraires
(1862)
“ Ah! que ne suis-je l'âme invisible d'un son délectable, une voix vivante, une jouissance incorporelle! C'est que l'idéal qui manquait à Faust déborde dans Manfred ; c'est que le sentiment, la certitude de l'immortalité de l'esprit le transportent sans cesse du monde évident au monde abstrait. Je ne pense pas que personne vienne faire ici la grossière objection que ce fantastique de Manfred est un jeu d'esprit, un caprice de l'imagination, et que Byron n'a jamais cru à la fée du Mont-Blanc, au palais d'Ahriman, à l'évocation d'Eros et d'Anteros, etc. ”
