Maurice Dreyfous,
Ce qu'il me reste à dire : un demi-siècle de choses vues et entendues…
(1913)
“ Chaque fois que je pense à lui , je me reproche de laisser mon sentiment intime dominer la grande admiration que j' ai pour son œuvre . Flaubert était une sorte de colosse qu' on n' aurait pu comparer qu' à ces Normands rudes qui vont conduire au marché de la Villette des troupeaux de bœufs , si , sur sa figure enluminée de rouge , presque amarante , et traversée par une moustache de guerrier gaulois , on n' avait distingué deux yeux d' un bleu très doux , deux bons yeux de bon gros chien , très tendre et très fort , deux phares aux transparences délicates et puissantes . ”
